jeudi 9 février 2012

Ciné-policier

La série télé. “Ciné-Policier” … la série fantôme !

    Je n’irai pas jusqu’à déplorer le manque d’exactitude dans les informations qui sont postées sur la toile, y compris sur des sites “références” comme Wikipedia ou IMDb - pour le cas qui va nous intéresser, ou encore sur des blogs ou des sites Internet dédiés à l’exploration d’un thème particulier - donc à priori “approfondi”.
    Mes collègues internautes prennent beaucoup de leur temps pour mettre en ligne de telles informations. Ça, j’en suis sûr ; mais prennent-ils aussi le temps de contrôler le contenu de ce qu’ils affichent, ainsi que leurs sources… ? Ça, j’en suis moins sûr…
    J’en veux pour exemple les informations mises en ligne sur la série télévisée policière “Ciné-Policier”. Je devrais plutôt dire sur la “soit-disant série télévisée” Ciné-Policier… On y indique que cette série, tournée en 1959/1960, comporterait 39 épisodes d’une demi-heure diffusés dans la foulée sur la 1ère chaîne de l’ORTF, et qu’elle n’aurait pas eu le succès escompté… Et pour cause !… car s’il est possible que les 39 épisodes aient été tournés, il semble bien qu’ils n’aient jamais été diffusés… et ce ne sont pas trois “malheureux” épisodes distillés sur la 2ème chaîne au début de 1968 vers 23 heures qui vont légitimer l’appellation d’une “diffusion” de la série…

>>>> ENQUÊTE !…>>>

    Je n’avais pas d’intérêt particulier pour cette “série”, sauf que je recherchais la date de diffusion d’un épisode intitulé “Porteur S.V.P.”, dont le scénario est à mettre au crédit du romancier et scénariste Louis C. Thomas, un auteur à succès des années 1950/1990 à qui j’ai consacré un de mes blogs  (http://tontonpierre-thomascervoni.blogspot.com/)
    Jacques Baudou, Jean-Jacques Schléret et Henri Yvon Mermet indiquaient dans leur bibliographie de Louis C. Thomas, publiée dans le n° 38 de la revue Enigmatika en 1990, au chapitre “Téléfilmographie” :

« PORTEUR S.V.P.
Episode de la série Ciné-Policier diffusé sur la première chaîne de l’ORTF en 1960
Réal. : Pierre Goutas, Scén. et dial. : Louis C. Thomas
Avec : Pierre Goutas (le commissaire Girard), Elisabeth Briand (Agnès), Karyn Balme, Jacques Ferrière, Jacques de Mersan, Claude Joseph. »

Bizarre… cette absence de précision sur la date de diffusion, alors que toutes les autres diffusions des téléfilms de l’auteur sont parfaitement datées…

Etape 1 - J’ai d’abord orienté mes recherches sur le Web, dans l’espoir d’y trouver un site qui recenserait les différents épisodes… et peut-être leur date de diffusion :

Wikipedia indique : « Série télévisée française en 39 épisodes de 30 minutes, en noir et blanc, diffusée en 1959 sur la 1ère chaîne de l’ORTF »… rien de plus ;

Ce qu’indique Wikipédia sur la série (mise à jour juillet 2011), à la date d’octobre 2011

IMDb indique : Série TV, 1959, 30 mn… rien d’autre ;

La fiche série TV de Ciné Policier sur IMDb à la date d’octobre 2011

Recipol.chez.com indique : 39 épisodes d’une demi-heure, diffusion à compter de 1959 sur la 1ère chaîne. Réalisation de Pierre Goutas, sur des scénarios de Louis C. Thomas…

La présentation de Ciné Policier sur le site Recipol (T3 1998) telle qu’on peut la voir en octobre 2011

 Rien sur BNF Opale+
 Rien sur INA.fr, et rien à l’INAthèque François Mitterrand

… C’est maigre ! Pas de liste des épisodes, en tout cas.


Etape 2 – Je suis allé voir du côté des ouvrages traitant des séries télévisées, et notamment policières. Il y en eut un certain nombre publiés dans les années 1980/1990 :

“30 ans de séries et de feuilletons à la télévision” – Jean-Jacques Jelot-Blanc – PAC Editions – 1984 – page 374 (voir photo)

La présentation de Ciné-Policier par Jean-Jacques Jelot-Blanc en 1984

“Téléfeuilletons – Les séries policières de la télévision française” – Jean-Jacques Jelot-Blanc – M.A. Editions – 1988 – page 108 (voir photo)

Une seconde présentation de la série toujours par Jean-Jacques Jelot-Blanc en 1988

“Meurtres en série : les séries policières de la télévision française” – Jacques Baudou et Jean-Jacques Schléret – Huitième Art 1990.
Série introuvable. Même pas un entrefilet, bien que de nombreuses séries de la même époque soient largement développées dans l’ouvrage…

“Fictions françaises à la télévision” – Jean-Marc Doniak – Dixit Editions 1998 – Tome I – 1945-1990.
Série introuvable, que ce soit par ordre alphabétique, par auteur ou par ordre chronologique de diffusion… La série aurait-elle été oubliée ?…

    Déçu à nouveau de ne trouver aucune information plus précise, notamment dans les ouvrages de Baudou/Schléret et de Doniak qui donnent habituellement la liste documentée des épisodes, il m’a semblé qu’une consultation des magazines télé de l’époque, à l’INAthèque de France, devrait porter ses fruits… Non ?


Etape 3 – A l’époque, peu de magazines télé. Télé Magazine et Télé-Radio, ce dernier devenant Télé 7 jours (la future référence en matière d’hebdomadaire télé !) en avril 1960.
A l’époque aussi , une seule chaîne, avec des programmes commençant en semaine à 12h30 (18h30 en période estivale !) et se terminant vers 22h30-23h00…
… pas l’ombre d’un seul épisode, ni en 1959, ni en 1960… ni même dans les premiers mois de 1961… au cas où…
Alors… Bredouille ?… Pas tout à fait quand même… Jean-Jacques Jelot-Blanc indique dans son ouvrage “30 ans de séries et de feuilletons” qu’il y aurait eu rediffusion sur la 2ème chaîne en 1968… (sur la deuxième chaîne ?… qui venait de passer en couleurs… et qui diffuserait un feuilleton en noir et blanc ?…)

Etape 4 – C’est reparti pour l’effeuillage de Télé 7 jours… et ô miracle !... le samedi 3 février 1968 apparaît à 23h05 sur la seconde chaîne sous le titre “Ciné-Policier” un certain “Bien joué commissaire”, scénario et dialogues de Serge Douay, Réalisation de Pierre Goutas.
Cet épisode sera suivi trois semaines plus tard d’un second : “Coup de maître”, le 24 février à 23h00 ; et la semaine suivante d’un troisième : “Porteur S’il vous plaît” le 2 mars à 23h00.
Et puis plus rien. Bah !… Je suis tombé sur l’épisode que je recherchais. Alors… mission accomplie !…

Etape 5 – Et pourquoi ne pas interroger la Société Télé-France Films (aujourd’hui Telfrance) qui a produit la série et qui pourrait confirmer si et quand la série a bien été… et filmée, et diffusée ….
Bien que ma demande ait reçu un accueil et une prise en compte favorables, aucune information ne m’a été communiquée en retour.

En conclusion de l’enquête (et après deux journées passées à la BNF, un après-midi à la Bilipo, et 3 échanges de courriels avec la société Telfrance) :

    Sûr que cette série a bien été (en partie tout au moins) tournée… puisque trois épisodes ont été diffusés en 1968. En 1959, Pierre Goutas faisait – si l’on en croit les infos mises sur le Web – son entrée à la télévision chez Télé-France Films (qui deviendra plus tard Telfrance). Télé-France Films qui est justement le producteur de la série. Il est probable que les 39 épisodes aient bien été réalisés, comme l’indique Jean-Jacques Jelot-Blanc, et que ces 39 épisodes aient pu correspondre à trois volets distincts de treize épisodes…
    Par contre, et sauf si mes yeux m’ont joué des tours, la série n’a pas été diffusée – notamment en 1959/1960 comme annoncé. Seuls trois épisodes ont été proposés en 1968 le samedi soir vers 23 heures sur la seconde chaîne.
    Jean-Jacques Jelot-Blanc indiquait que « ces petites pièces d’anthologie mériteraient de sortir des tiroirs de leur distributeur… ». Entièrement d’accord… Pourquoi pas sur la chaîne payante Ciné Polar ? En tout cas, rien n’a été fait ni prévu pour l’instant…

    Je terminerai ce post par la présentation des trois épisodes diffusés en 1968 (voir message suivant).
    J’imagine que les rédacteurs des pages WEB présentées précédemment portent un intérêt à ce type de séries télévisées puisqu’ils ont écrit sur le sujet ; j’imagine aussi qu’ils vérifieront mes éléments d’enquête, les confirmerons, et modifierons leur texte mis en ligne en conséquence…
… enfin… j’imagine !…

TontonPierre
Février 2012

Ciné-policier


Episodes de la "série" Ciné-Policier



Bien joué, Commissaire – diffusion le samedi 3 février 1968 – 2ème chaîne de l’ORTF – 23h05-23h35
Scénario et dialogues de Serge Douay ; réalisation de Pierre Goutas
Avec : Pierre Goutas (Commissaire Girard), Jean Fontaine (Mureau), Catherine Brieux (Françoise), Raymond Pelissier (Richard), Alex Cromy (Gérard), Jacques Boyer (Alfred), Jean Letartre (le serrurier).
Un homme oblige sa femme, qui est comptable dans une entreprise, à lui donner les clés du coffre-fort contenant l’argent destiné à la paie des ouvriers. La jeune femme prévient le patron, qui est aussi son amant. Celui-ci veut profiter de la situation pour exercer un chantage sur le cambrioleur et l’obliger à divorcer…


Coup de maître – diffusion le samedi 2 mars 1968 – 2ème chaîne de l’ORTF – 23h00-23h25
Scénario et dialogues de Serge Douai ; réalisation de Pierre Goutas
Avec : Jarotte Lehmann (Lina), Georges Adet (le bijoutier), Pierre Peloux (le prisonnier), Georges Aubert (l’inspecteur).
Julien rencontre Lina. Celle-ci lui propose de réaliser un cambriolage avec son amant. Lorsque le coffre a été fracturé par Julien, Roger le tue et maquille son assassinat…


Porteur s’il vous plaît  – diffusion le samedi 24 février 1968 – 2ème chaîne de l’ORTF – 23h00-23h25
Scénario et dialogues de Louis C. Thomas ; réalisation de Pierre Goutas
Avec : Karyn Balme (Monica), Bernard Charlan (Fred), Jacques Ferrière (Charlie), Marius Laurey (Maurice), Jacques de Mersan (Paulo), Claude Joseph (Arthur).
A la gare, Monica, qui vient de confier sa valise à un porteur, est arrêtée par la police. Ce porteur, Arthur, se rend à l’adresse indiquée, mais la police est aussi au rendez-vous…

lundi 7 février 2011

"Allô police" - La série télévisée - 1 -

      La série télévisée “Allô police” fut une série policière de la seconde partie des années 60 qui, sur 3 saisons, proposa 36 histoires {1} dont la grande majorité, 26 sur 36, furent diffusées en feuilleton quotidien de 5 fois 13 minutes, les 10 autres étant diffusées sous forme d’un téléfilm d'environ une heure et à un rythme hebdomadaire {2}.

Attention !... Un "Allô police" peut en cacher un autre...

      Dans leur ouvrage “Meurtres en séries : les séries policières de la télévision française”, Jacques Baudou et Jean-Jacques Schléret consacrent un chapitre à cette série {3}. On s'appuiera sur les informations qui y sont mentionnées pour alimenter en partie la présente fiche-étude.
      Le répertoire des “Fictions françaises à la télévision” de Jean-Marc Doniak {4} note que le titre d’origine de la série était “Appelez le 17”. Titre qui, s’il avait été conservé, aurait évité la confusion qui peut, avec le temps, être faite aujourd’hui avec la série radiophonique “Allô… Police !” diffusée sur Radio Luxembourg entre 1957 et 1961.
      Il ne faut pas confondre non plus la série avec le téléfilm belge de Manu Bonmariage sorti en 1987 “Allô police”, un documentaire qui se penchait sur le quotidien de la police de la région de Charleroi et de ses difficultés.

La belle équipe...

      Le thème de la série est la vie d’un commissariat de quartier parisien, qui doit faire face aux multiples faits divers quotidiens : crimes, accidents, disparitions, cambriolages, lettres anonymes,… Six personnages principaux font la vie de ce commissariat, et sont régulièrement mobilisés pour élucider ces affaires parfois peu ordinaires {5} :


      Le commissaire principal Lambert, interprété par Guy Tréjan {6}. Il offre l’aspect d’un homme affable et distingué, soigneux de sa personne. Le visage est empreint de courtoisie, mais capable de malice. Lambert a 45 ans ; il est marié, sans enfant. Il sera au cours de la série nommé Officier de la Légion d'Honneur !. Licencié en droit, il sait faire travailler sa matière grise. Il a le respect de tous, et l’admiration de ses officiers de police {7}.


       Le commissaire adjoint et officier de police Francin, interprété par André Thorent [André Barnier]. Solide, trapu, carré, 40 ans, célibataire. Le plus policier des collaborateurs du commissaire Lambert. Il aime son métier qu’il mène en loup solitaire et taciturne. Mais sous cette apparente dureté se cache un grand souci de justice et d’humanité.




      L’officier de Police Abadie, interprété par Fernand Berset. Un méridional massif de 45 ans, dont le visage débonnaire porte, en ornement essentiel, une grosse moustache noire. C’est le “comique” de l’équipe. Un bon policier pantouflard qui ne court pas après le boulot et qui n’a qu’une ambition : faire son métier le plus humainement possible.



      L’officier de police Mareuil, interprété par Bernard Rousselet. Une trentaine d’années, un peu blasé mais élégant de tenue. C'est le séducteur du commissariat. Son physique plaît aux femmes, mais son charme ne facilitera pas toujours le déroulement de ses enquêtes.



     Le brigadier / enquêteur Leblanc, interprété par Claude Ruben. Le plus jeune de l’équipe. 25 ans, frais émoulu de l'école de police de Beaujon. Fils d’un policier mort au feu, il entend faire carrière dans la police. C'est le "chien fou" de l'équipe, qui accepte toutes les tâches, persuadé que chaque enquête l’enrichit.  




     Mademoiselle Moreau, interprétée par Marion Loran. Jeune, blonde, d’allure sportive, c’est la contractuelle attachée au commissariat qui fait office de secrétaire et s'occupe des cartes d'identité. Un peu “bébête” (parce qu'elle est blonde??...), elle se fait gentiment taquiner par les policiers.



         Un septième personnage apparaît parfois au cours de certains épisodes : le commissaire Martial, de la Police Judiciaire, interprété par Raymond Loyer, un ami du commissaire Lambert, qui essaie parfois de coiffer son collègue au poteau pour débrouiller les affaires.

Le commissaire Martial, de la P.J. (Raymond Loyer, à gauche)
vient rendre visite à son ami le commissaire Lambert




{notes}

{1} Le n°459 de Télé 7 jours, qui présentait la série à l'occasion du lancement de la deuxième saison en 1969, indiquait "trente neuf histoires, découpées en cinq épisodes". Il n'y eu en tout et pour tout que 36 histoires diffusées au total.

{2} Nombreuses sont les pages Web qui, se recopiant les unes les autres, présentent la série comme une suite de "52" ou "55 minutes", diffusés à partir de février voire mars 1967. Ces informations, et notamment celles visiblement issues de l’ouvrage de Jean-Jacques Jelot-Blanc “Téléfeuilletons – les séries policières de la télévision française” - M.A. Editions de 1988, sont en partie erronées.

{3} Jacques Baudou et Jean-Jacques Schléret : “Meurtres en séries : Les séries policières de la télévision française” - Huitième Art, mars 1990 - pages 96 à 99.

{4} Jean-Marc Doniak : “Fictions françaises à la télévision” Tome1, 1945-1990 - Ed. Dixit, 1998 – pages 415 à 417.

{5} Les profils et photographies des personnages présentés dans ce texte sont issus des informations données dans le magazine Télé 7 jours.

{6} Guy Tréjan ou – mais moins souvent - Tréjean. De son vrai nom Guy Treichler. 1921 – 2001

{7} Télé 7 jours indique que depuis "Allô police", Guy Tréjan avait gagné le respect des "vrais" agents...

"Allô police" - La série télévisée - 2 -

"Kiki c'est ka fait quoi" ...

      “Allô Police” fut conçue sur une idée de Raymond Caillava, un scénariste-dialoguiste du cinéma français des années 50. La série se voulait documentaire, mais, comme le souligna la critique, si les histoires restaient vraisemblables {8}, les rapports humains des six protagonistes, notamment ceux des collaborateurs vis à vis de leur chef, paraissaient pour le moins idéalisées {9}. Raymond Caillava signera la plus grande partie des scénarios, ne laissant que quelques épisodes à se partager entre Maurice Guillot, Jean-Charles Tacchella (qui signera plusieurs scénarios “d’après une idée de R. Caillava”), Bertrand Viard et André Barnier (alias André Thorent – l’officier de police Francin - qui signera l’épisode “Au diable la malice”).

      Côté réalisateurs, on relèvera des spécialistes du feuilleton des années 60 – Robert Guez et Pierre Goutas – et à leurs côtés Jean Dewewer, Dominique Genée, Ado Kyrou, Daniel Lecomte, Roger Iglésis, Paul Siegrist et Michel Strugar ; et au niveau adaptation et dialogues, on relèvera Jean-Charles Tacchella, Noël Calef, Jean Cosmos, Jean Ferry, Georges Bardawill et Yves Gibeau.

      Pas de feuilleton sans générique !…. C’est Jacques Revaux qui composa le générique de la série. Les arrangements musicaux sont à porter au crédit de Clyde Borly. La bande son peut être écoutée sur le lien suivant du site Web “génériques-TV” : http://www.generiques-tv.com/allo-police.html . On en aura un aperçu imagé sur la page :

 La série fut coproduite par l’ORTF et la société Télé-France films (devenue plus tard Telfrance).


Série... Fais-moi peur !...

      La diffusion de la série débuta sur la 2ème chaîne le 24 décembre 1966. Le numéro 354 de Noël 1966 de Télé 7 jours annonçait le premier épisode d'Allô police de la façon suivante : "Ce nouveau feuilleton, dont chaque histoire se déroule en cinq épisodes, se déroule dans un commissariat de police". Les 16 premières histoires furent présentées en feuilleton de 13 minutes diffusés les jours ouvrables de 20h15 à 20h30 {10} (Eh oui !… Il n’y avait qu’un seul journal télévisé de 20 heures à l’époque…sur la première chaîne...). A partir d'avril 1967, la direction des programmes modifia la grille du programme dominical, en réservant le créneau 18h30 - 19h30 à "Allô police" pour les 10 histoires-/-épisodes suivantes. Ce fut la première saison {11}.

Dans le cadre de la modification de la grille des programmes des émissions dominicales de la deuxième chaîne sous l'appellation "Le nouveau Dimanche", l'émission "Allô police", désormais hebdomadaire, aura droit à une  présentation pleine page pour sa 19ème histoire dans le Télé 7 jours n° 370.

      En février 1969 débuta une seconde saison de 5 histoires diffusées en feuilleton de 5 fois 13 minutes {12}, du lundi au vendredi de 19h40 à 19h55, et à partir de juin 1970 une troisième et dernière saison comporta elle aussi 5 histoires en feuilleton, du lundi au vendredi de 19h25 à 19h40, ces deux saisons étant diffusées sur la 1ère chaîne {13}.

Circulez !... Y'a rien à voir...

      Concernant les “images animées” des épisodes eux-mêmes, rien n’est disponible pour le commun des mortels : Rien au catalogue commercial électronique de l’INA, pas de VHS ni de DVD. Le titre proposé par la BNF à la visualisation est en fait le téléfilm belge de Manu Bonmariage de 1987. L'INAthèque de France (hébergée par le site François-Mitterand de la BNF) propose pratiquement tous les épisodes {14}. Un certain Philippe Routier, sur une page “perso orange”, pense qu’il a pu en enregistrer quelques épisodes sur un vieux magnéto à bande… (ne disait-on pas jadis « les Routier(s) sont sympa » ?… alors… à votre bon coeur, l’ami…).

Les images, les paroles s'envolent !... Les écrits restent...    

      Toutefois, deux ouvrages publiés au moment où démarrait la série à la télévision présentent la novélisation de certaines histoires de la première saison.

      Un premier ouvrage, publié aux Editions des deux coqs d’or dans l’éphémère collection "Télé jeunesse" et intitulé "Allô… police" {15} regroupe la novélisation de trois histoires qui seront diffusées à la télévision. Le travail d’adaptation est signé G. A. Pakar, « d’après le scénario original de Raymond Caillava et les dialogues de Jean-Charles Tachella ». L’ouvrage, portant un numéro d’imprimeur de décembre 1966 (avant donc le début de la diffusion de la série à la télévision), sera mis sur le marché début 1967. L’adaptation est visiblement très proche des scripts, n’épargnant aucun détail des décorums et des servitudes dans lesquels évoluent les comédiens. Le texte comporte quelques photos pleine page issues des téléfilms se rapportant aux intrigues contenues dans l’ouvrage.

"Allô... police" - Adaptation de 3 histoires du tété feuilleton par G. A Pakar
Editions des deux coqs d'or - 1er trimestre 1967.

      Un second ouvrage {16}, intitulé "ALLO POLICE" et signé Pierre Lamblin, un romancier qui a également et à la même époque novélisé d’autres séries, contient la novélisation de 12 histoires parmi les 15 premières de la première saison. En couverture, l’éditeur Raoul Solar note : « Pierre Lamblin vous présente tous les épisodes de l’émission TV ». Sans aucune introduction sur la série télévisée (sauf quelques lignes sur la quatrième de couverture), l’ouvrage comporte 12 chapitres, non titrés, chacun d’eux correspondant à une histoire de la 1ère saison, diffusée en feuilleton sur 5 jours. Un nombre important de photos extraites des épisodes diffusés (parfois prélevées dans des épisodes non novélisés par l’auteur) et malheureusement sans légende – ce qui aurait facilité l’identification des comédiens et les épisodes correspondants, viennent agrémenter l’ouvrage.
      Là aussi, Pierre Lamblin a dû adapter ces 12 histoires à partir des scripts, car l’ouvrage porte un achevé d’imprimé au 10 avril 1967 alors que le dernier épisode de la dernière histoire novélisée : "Un mari fidèle" venait d’être diffusé le 1er avril…


"Allo police" aux Editions Raoul Solar  - avril 1967 : Adaptation de Pierre Lamblin de 12 histoires de la série télévisée.

      Je donne d'autres informations sur ces épisodes novélisés sur la page http://litteraturepopulaire.winnerbb.net/t706-les-maitres-du-mystere  du forum "A propos de littérature populaire".

{notes}


{8} Selon l'article inséré dans le n°459 du magazine Télé 7 jours, le feuilleton fut contrôlé par les "as" de la P.J., qui ne s'opposèrent qu'à la relation d'un seul fait divers, dans lequel l'escroquerie étant unique et si facile à réaliser que les policiers craignirent que cet épisode ne suscitât trop de vocations. Sur un autre registre, Marion Loran aurait voulu rendre Melle Moreau désordonnée et lui faire égarer ses dossiers. Mais là aussi, la poluce s'y opposa; elle n'emploie pas les gens désordonnés...

{9} Voir l’article "télé-police" de Pierre Darcis dans Mystère Magazine n°255 de mai 1969 pages 125-126 (reproduit dans un message à la fin de la fiche-étude).

{10} Au tout départ, la série démarra par une diffusion quotidienne du lundi au samedi inclus. Quelques soucis de programmation – peut-être liés à des journées de grève début janvier 1967 – firent que certains épisodes furent programmés – voire diffusés - deux fois, ce qui ne facilite pas le calage après coup des dates de démarrage des différentes histoires. Le dernier épisode diffusé en feuilleton pour cette première saison le fut le samedi 1er avril 1967, la série continuant alors tous les dimanches à partir du 9 avril sous forme d’une émission d'environ une heure, et ce jusqu’au 26ème épisode diffusé le 11 juin 1967. Il semble ne pas y avoir eu de raisons apparentes pour l'arrêt de l'émission, alors que d'autres épisodes étaient encore en boîte....

{11} Rien ne dit que les scripts des histoires avaient été taillés pour faire un véritable feuilleton quotidien – c’est-à-dire une suite d’épisodes s’interrompant chaque jour sur une chute tenant le téléspectateur en haleine. Il est possible que les scénarios aient été écrits dans le format genre "52 minutes", et que la diffusion ait été "saucissonnée" pour arriver à une durée quotidienne d’une dizaine de minutes, bien que l'article inséré dans le n°459 du magazine Télé 7 jours indique que le feuilleton comportait "trente neuf histoires, découpées en cinq épisodes". A l'inverse il est possible que les dix histoires diffusées d'un seul tenant, à la fin de le première saison, le furent en accollant les cinq épisodes de chacunes d'entre elles...

{12}Dans un certain nombre d’épisodes de la deuxième saison, le commissaire Lambert est absent et est remplacé par son adjoint l’officier de police Francin, interprété par André Thorent / André Barnier

{13} Jean-Marc Doniack dans son ouvrage "Fictions françaises à la télévision" positionne les 2ème et 3ème saisons (ou "séries") sur la deuxième chaîne, ce qui ne fut le cas en réalité que pour la 1ère saison. Il semble bien par ailleurs que les 36 histoires aient été filmées à la même époque, soit vers 1966, en noir et blanc donc. Pour preuve, l’ouvrage de Pierre Lamblin paru en 1967 (voir infra) comporte une photo avec Karyn Balm, tiré de l’unique histoire dans laquelle cette comédienne a joué – qui est la 32ème, diffusée au début de la saison 3 en 1970. Après la diffusion des 26 premières histoires sur la deuxième chaîne (chaîne encore en noir et blanc en 1967), les dix dernières, diffusées en 1969 et 1970, n’avaient aucun intérêt à être diffusées sur la deuxième chaîne, qui était passée entre temps en couleurs, c’est la raison qui fit sans doute que la série migra de la deuxième vers la première chaîne, qui, elle, était encore en noir et blanc en 1970.

{14} Toutes les histoires sont accessibles - parfois partiellement, sauf les n° 3, 6, 27, 28 et 29..

{15} "Allô… police" : coproduction ORTF – Télé-France Films. Adaptation de G. A. Pakar, d’après le scénario original de Raymond Caillava et les dialogues de Jean-Charles Tachella – Illustration de couverture de Giannini – Editions des deux coqs d’or – 1er trimestre 1967.

{16} Pierre Lamblin : "Allô police" – O.R.T.F. / Raoul Solar – avril 1967 – photographies Télé France Film.

"Allô police" - La série télévisée - 3 -

Les épisodes de la 1ère saison
sur la 2ème chaîne de l’ORTF

      Les résumés des différentes histoires sont issues du magazine Télé 7 jours.
      On retrouve dans tous les épisodes  les comédiens suivants : Guy Tréjan (Le commissaire Lambert) – André Thorent [André Barnier] (Francin) – Fernand Berset (Abadie) – Bernard Rousselet (Mareuil) – Claude Ruben (Leblanc) – Marion Loran (Melle Moreau).
      Quant aux autres comédiens présents dans les différents épisodes, leurs noms sont donnés par ordre alphabétique.
Nota : Dans la liste des histoires qui est donnée ci-après seront repérées celles qui ont été novélisées par Pierre Lamblin et par G. A. Pakar.

Histoire 1 : Pluchard – (24, 26, 27, 28 et 29 décembre 1966)
Réal. Robert Guez. Sc.Raymond Caillava. Adapt. Jean-Charles Tacchella. Dial. Jean-Charles Taccella.
Avec : Lucien Barjon (M. Dubarry) / Jean-Marie Bon / Madeleine Lebeau / Raymond Loyer (Martial) / Rogers / Jackie Rollin / Annie Roudier / Jean-Paul Triboud / Michèle Vernier
      Cette histoire est adaptée au chapitre I de l’ouvrage “Allo police” de Pierre Lamblin.

      Pluchard, un cambrioleur qui s’était introduit dans un appartement, a réussi à s’échapper à l’arrivée de la police. D’après l’enquête, tout porte à croire que Pluchard serait également l’auteur d’un important cambriolage perpétré chez le restaurateur Dubarry. Ce dernier est ruiné : on lui a volé la somme qu’il venait d’emprunter. Mme Pluchard, la femme du cambrioleur, vient révéler aux policiers que son mari ne s’est jamais introduit chez Dubarry. Mais Pluchard est assassiné…


Histoire 2 : Fausse monnaie – (30, 31  décembre 1966, 2, 3 et 4 janvier 1967)
Gabrielle (Janine Vila)
dans "Fausse monnaie"
Réal. Robert Guez. Sc.Raymond Caillava. Adapt. Jean-Charles Tacchella. Dial. Jean-Charles Taccella.
Avec : Georges Aubert / Marc Champel / Maurice Cousonneau / Christine Delaroche / Jacques Gripel (Carabi) / Nicole Guéden / Pierre Leproux / Robert Rollis / César Torres / Janine Vila (Gabrielle)
      Cette histoire est adaptée au chapitre II de l’ouvrage “Allo police” de Pierre Lamblin.

      On s’aperçoit que de faux billets sont écoulés dans le quartier. Une jeune femme, Gabrielle, apprenant qu’une enquête est ouverte, se rend à la poste pour expédier un mandat. Un pickpocket qui lui subtilise son portefeuille y trouve une lettre adressée au commissaire de police où la jeune fille dit son intention de mettre fin à ses jours…


Histoire 3 : Visites intéressées – (5, 6, 7, 9 et 10 janvier 1967)
Réal. Robert Guez. Sc.Raymond Caillava. Adapt. Jean-Charles Tacchella. Dial. Jean-Charles Taccella.
Avec : Maurice Bourbon (Bouillac) / Florence Brière (Melle Serre) / Bernard Charlan (le chauffeur de taxi) / Marcel Charvey (le médecin chef) / Mony Dalmès (Mme Jaureau-Lafort) / Françoise Deldick (la secrétaire) / Hélène Dieudonné (Melle Legentil) / Jean-Jacques Douvaine (l'agent Lemoine) / Raymond Faure (Larrotte) / Jean-Jacques Lagarde (le clochard élégant) /  Madeleine Lebeau (Mme Lambert) / Lisette Lebon (la concierge de M. Bréhal) / Charles Legros (l'heureux père) / Alain Léonard (l'agent 1) / Raymond Loyer (Martial) / Jacqueline Morane (la veuve) / Denise Péron (l'infirmière) / Jacques Ramade (le petit monsieur) / Claude Rollet (Beynat) / Alice Sapritch (Mme Gaillard) / Véronique Verlhac (Véronique) / Géo Wallery (Bréhal).
      Cette histoire est adaptée au chapitre III de l’ouvrage “Allo police” de Pierre Lamblin.

      Un mystérieux cambrioleur s’est introduit chez Melle Legentil et chez Mme Gaillard. Il a fouillé partout sans rien emporter. Mme Gaillard décide d’installer des pétards derrière sa porte… Le cambrioleur s’introduit de nouveau chez les deux femmes… Roger le chinois, qui a commis un vol dont le montant n’a pas été retrouvé, a habité l’appartement de Melle Legentil et de Mme Gaillard…

Histoire 4 : L’évadé (Insuline) – (11, 12+14, 13+16, 17 et 18 janvier 1967 - double programmation des épisodes 2 et 3)
Réal. Robert Guez. Sc.et Adapt. Raymond Caillava. Dial. Jean-Charles Tacchella.
Avec : Marcel Bozzuffi (Bill) / Paul Demange / René Havard (Duparc) / Raymond Loyer (Martial) / Max Montavon / Claude Rollet ( Beynat) / Sylvie Solar (Sylvie) / Raymonde Vattier.

      Bill, un dangereux bandit, vient de s’évader. La police qui craint de voir Bill régler ses comptes protège un témoin à charge, Duparc, ainsi que Sylvie, l’ex fiancée du gangster. Sylvie va se cacher dans l’appartement d’une amie. Mais Bill, qui reste introuvable cherche par tous les moyens à trouver de l’insuline, et réussit enfin à se procurer le précieux médicament…

Histoire 5 : Le chauffard (Accident) – (19, 20, 21, 23 et 24 janvier 1967)
Réal. Robert Guez. Sc.et Adapt. Raymond Caillava. Dial. Jean-Charles Tacchella.
Avec : Jacques Couturier / Claud Debord (Arnoux) / Germaine Delbat / Pierre Lafont / Georges Loriot (Le marchand de marrons) / Marco Perrin (Brax) / François Robert (Maillé) / Michel Trévières.
      Cette histoire est adaptée au chapitre IV de l’ouvrage “Allo police” de Pierre Lamblin.

      Un marchand de marrons est renversé par une voiture. Le conducteur poursuit sa route… Les personnes ayant assisté à l’accident se contredisent. Un témoin a repéré la voiture du chauffard et relevé son numéro. Ce dernier, un nommé Maillé, est convoqué au poste de police. Tout l’accuse, mais il nie les faits. Une autre personne, Arnoux, se présente et prétend être l’auteur de l’accident…

Histoire 6 : Le petit horloger – (25, 26, 27, 28 et 30 janvier 1967)
Depeint (René Clermont) et
Denise (Sophie Agacinski)
dans "le petit horloger"
Réal. Robert Guez. Sc.et Adapt. Raymond Caillava. Dial. Jean-Charles Tacchella.
Avec : Sophie Agacinski (Denise) / Renée Barell (Mme Depeint) / Robert Bazil / René Clermont (M. Depeint) / Albert Dinan (Labattut) / Dora Doll / Jeanne Hardeyn / Hubert de Lapparent / Pierre Leproux / Frédérique Ruchaud.
      Cette histoire est adaptée au chapitre V de l’ouvrage “Allo police” de Pierre Lamblin.

      Depeint, un petit horloger du quartier, a disparu. Sa femme vient au commissariat. Après sa disparition, son veston a été retrouvé dans la seine. Les policiers pensent que l’horloger s’est suicidé. Peu à peu, on découvre qu’il menait une double vie : il avait l’habitude de rencontrer une jeune femme dans un café…



Histoire 7 : Règlements de comptes – (31 janvier, 1er, 2, 3 et 6 février 1967)
Réal. Pierre Goutas. Sc.et Adapt. Raymond Caillava. Dial. Jean-Charles Tacchella.
Avec : Jean-Pierre Auguez / Betty Beckers / Pauline Carton / Paula Dehelly / Dora Doll / Paulette Dubost / Pierre Frag / Roland Giraud / Pierre Leproux (Bérard) / Raymond Loyer (Martial) / François Maistre / Lucien Raimbourg / Hélène Surgère.
      Cette histoire est adaptée au chapitre VI de l’ouvrage “Allo police” de Pierre Lamblin et dans l’ouvrage “Allô… police” de G. A. Pakar...

      Un cambrioleur s’est introduit chez M. Foulain. Les policiers arrivent immédiatement, mais le malfaiteur parvient à s’échapper. Les policiers retrouvent l’adresse de Laprade, le cambrioleur, qui habitait à l’hôtel. L’enquête les conduit dans une pension de famille, puis dans un garage. Ils découvrent que Laprade avait une fausse identité. Gray est son vrai nom, et il a déjà cambriolé deux fois l’appartement de M. Foulain, alors que ce dernier l’avait escroqué…

Histoire 8 : L’affaire Cortedani – (7, 8, 9, 10+13 et 14 février 1967 - double programmation de l'épisode 4)
Abadie (Fernad Berset) et
Justin ( Roger Dumas)
dans "L'affaire Cortedani"
Réal. Pierre Goutas. Sc.et Adapt. Raymond Caillava. Dial. Jean-Charles Tacchella.
Avec : Jacques Balutin / Jean-Pierre Bernard (Cortedani) / Florence Blot / Max Desrau / Roger Dumas (Justin) / Michel Ferrand / Jacques Galland / Jacques Hilling / Raymond Loyer (Martial) / Jacques Monod (Charlie) / Jean Tissier (Muller) / Roger Trapp.

      Justin, un ancien collègue d’Abadie devenu rempailleur de chaises, voit s’enfuir d’une bijouterie un homme qui ressemble à l’un de ses amis. Il alerte Abadie. Grâce à un portrait-robot, le bandit est identifié. Il s’appelle Cortedani. Justin le repère aux courses et le suit. Les policiers l’arrêtent. Ils font semblant de croire à ses explications et le relâchent. Mais il le suivent, espérant qu’il les conduira jusqu’au chef de la bande…

Histoire 9 : Le témoignage de l’écolier – (15, 16, 17, 18 et 20 février 1967)
Réal. Jean Dewever. Sc.et Adapt. Raymond Caillava. Dial. Jean-Charles Tacchella.
Avec : Gaby Basset / Paul Bonifas / Abel Corty / Rémy Darcy / Dominique Dekeuchel (Eric) / Anna Gaylor (la mère d’Eric) / Nana German / Roger Jacquet / Paul Mercey ( M. Normand) / Jean-Michel Mole / Odette Piquet / Catherine Rouvel.
      Cette histoire est adaptée au chapitre VII de l’ouvrage “Allo police” de Pierre Lamblin.

      Eric, 10 ans, en jouant sur son balcon, aperçoit dans l’appartement voisin Mme Normand gisant sur le sol. Il prévient le commissaire Lambert. Arrivé sur les lieux, le commissaire ne trouve pas trace de cadavre. Eric, questionné en présence de sa mère, finit par avouer qu’il a menti. Mais Mme Normand a tout de même disparu. M. Normand apporte aux enquêteurs une lettre écrite par sa femme, lui annonçant son départ…

Histoire 10 : La voyante – (21, 22, 23, 24 et 25 février 1967)
Réal. Jean Dewever. Sc.et Adapt. Raymond Caillava. Dial. Jean-Charles Tacchella.
Avec : Laurence Badie / Gilette Barbier / Robert Burnier (Kernevel) / Gabriel Cattand (M. Foucaud) / Gérard Chevalier / Ludmilla Hols / Raymond Loyer / Marie-France Mignal / Jacqueline Staup / Rosette Zucchelli.
      Cette histoire est adaptée au chapitre VIII de l’ouvrage “Allo police” de Pierre Lamblin.

      Chaque jour, le commissariat reçoit des lettres anonymes. En même temps, un certain Kernevel vient annoncer aux policiers qu’il a entendu un coup de feu chez sa voisine, Mme Foucaud. Une nouvelle lettre anonyme annonce aux enquêteurs que Mme Foucaud a assassiné son mari avant son départ pour l’étranger. Les policiers arrivent à identifier l’auteur des lettres anonymes. Ils cherchent Olga, la femme de ménage de Mme Foucaud. Mais celle-ci leur a donné une fausse adresse…

Histoire 11 : Chantage – (27, 28  février, 1er, 2 et 3 mars 1967)
Francin (André Thorent) et
Landry (Robert Manuel)
 dans "Chantage"
Réal. Pierre Goutas. Sc.et Adapt. Raymond Caillava. Dial. Jean-Charles Tacchella.
Avec : Raoul Curet / France Delahalle / Gérard Lartigau (Ralph) / Francis Lax / Robert Le Béal / Raymond Loyer / Robert Manuel (Landry) / Hénia Suchar.
      Cette histoire est adaptée dans l’ouvrage “Allo… police” de G. A. Pakar.

      Le jeune Ralph joue au poker avec deux amis, Landry et Vignaud. Par la suite, il apprend que ce dernier a triché : aussi il décide de s’introduire chez lui pour récupérer l’argent qu’il a perdu. Vignaud porte plainte et découvre que son voleur n’est autre que Ralph. Mais bientôt on découvre Viganud assassiné dans sa chambre. Son complice a disparu. Les soupçons se portent aussitôt sur le jeune Ralph…


Histoire 12 : Affaire de famille – (4, 6, 7, 8 et 9 mars 1967)
Réal. Robert Guez. Sc. Raymond Caillava. Adapt. et Dial. Jean-Charles Tacchella.
Avec : Georgette Anys (Mme Lagulle) / Louis Arbessier (Montignac) / Hélène Duc (Coralie) / Eliane Giovagnoli (Jackie) / Bernard Henry (Patrick) / Madeleine Lebeau / Raymond Loyer / Albert Michel / Sylvie Pelayo / Jacqueline Rivière / Robert Rollis / Madeleine Vimes.
      Cette histoire est adaptée au chapitre IX de l’ouvrage “Allo police” de Pierre Lamblin.

      Au volant d’une Jaguar, le jeune Patrick a renversé un piéton. Les policiers apprennent que les deux passagers qui se trouvaient à bord lors de l’accident ont disparu. Il s’agit d’une jeune fille et d’un chinois connu de la police. Les policiers enquêtent sur les lieux de l’accident. Ils aperçoivent la Jaguar à bord de laquelle ont pris place Patrick, une jeune fille et un chinois. Celui-ci remet aux jeunes gens une somme importante. Le lendemain, on le découvre assassiné…

Histoire 13 : L’affaire Dreux – (10, 11, 13, 14 et 15 mars 1967)
Réal. Dominique Genée. Sc.et Adapt. Raymond Caillava. Dial. Jean-Charles Tacchella.
Avec : Georgette Anys / Louis Arbessier / Michèle Bardollet / Yves Barsacq (Vayrac) / Anne Bertolli / Louis Bugette / Jeanne Colletin / Roland Lesaffre (Dreux) / Laurence Lignière / Raymond Loyer (Martial) / Hubert Noël / Cécile Vassort.
      Cette histoire est adaptée au chapitre X de l’ouvrage “Allo police” de Pierre Lamblin.

      Un certain Vayrac suit depuis plusieurs jours un nommé Dreux. Celui-ci est retrouvé assassiné. L’homme qui avait suivi la victime se présente au commissariat. C’est un détective privé, qui était chargé se surveiller Dreux. Mais ce n’est pas Mme Dreux qui faisait suivre son mari. Le détective opérait en réalité pour la secrétaire de Dreux…

Histoire 14 : Un couple qui divorce – (16, 17, 18, 20 et 21 mars 1967)
Liliane (Brigitte Auber), Philippe
(Jean-Pierre Moulin) et
Véronique (Evelyne Dandry)
dans "Un couple qui divorce"
Réal. Robert Guez. Sc. Adapt. et Dial. Jean-Charles Tacchella, d’après une idée de Raymond Caillava.
Avec : Max Amyl / Brigitte Auber (Liliane) / Daniel Brémont / Evelyne Dandry (Véronique) / Renée Dennsy / Jean-Pierre Moulin (Philippe) / Sophie Sam / Christine Simon.
      Cette histoire est adaptée au chapitre XI de l’ouvrage “Allo police” de Pierre Lamblin.


      Une femme, Liliane Lauris, se présente au commissariat pour porter plainte contre son mari dont elle veut se séparer. Il lui a "volé" un diamant qu’elle tenait de sa famille. Elle monte une combine pour faire récupérer sa pierre par Véronique, son amie intime. Véronique accomplit parfaitement la mission, mais à un détail près : elle a dérobé chez le mari de Liliane une pierre qui n’est pas la sienne, mais une autre, de beaucoup plus grande valeur…


Histoire 15 : Un mari fidèle – (22, 23, 24, 25 et 27 mars 1967)
Réal. Robert Guez. Sc. et Dial. Jean-Charles Tacchella, d’après une idée originale de Raymond Caillava.
Avec : Georges Adet / Aline Bertrand / Pascal Bressy / Jacques Duby (Pascal) / André Faure / Raymond Loyer (Martial) / Micheline Luccioni (Juliette) / Laurence Morisot / Dannick Patisso (Denise).
      Cette histoire est adaptée au chapitre XII de l’ouvrage “Allo police” de Pierre Lamblin.

      Pascal Cantagrel, employé modèle, comptable depuis 20 ans dans une agence de voyage, est un mari parfait… aux yeux de ses deux femmes !. Un vol a eu lieu à l’agence de voyages. Pascal a accumulé les preuves destinées à égarer les recherches des policiers. Lambert organise une perquisition au domicile de Pascal, mais qui ne donne rien. Le lendemain, le patron de Pascal reçoit un pneumatique : son comptable, considérant que toutes ces accusations sont injustes, préfère disparaître…

Histoire 16 : Le dévoyé – (28, 29, 30, 31 mars et 1er avril 1967)

Joris (Patrice Huet) et
Eveline (Marie-Hélène Breillat)
dans "Le dévoyé"
 Réal. Robert Guez. Sc. et Dial. Jean-Charles Tacchella, d’après une idée originale de Raymond Caillava.
Avec : Edmond Ardisson / Michel Barbey (Vincent) / Marie-Hélène Breillat (Eveline) / René Dary (M. Aimé) / Michel Duplaix / Patrice Huet (Joris) / Raymond Loyer (Martial) / Pierre Santini.
      Cette histoire est adaptée dans l’ouvrage “Allô… police” de G. A. Pakar.


      Un soir, alors qu’il rentre chez lui, Francin entend des cris en traversant un square. Un jeune homme est pris à partie par des voyous. Francin intervient, les deux assaillants prennent la fuite. Le jeune homme, un certain Joris, mécano dans un garage tenu par un certain M. Aimé chez qui travaille aussi son oncle Vincent, est mal en point. M. Aimé s’inquiète des relations du jeune Joris avec cet individu qu’il découvre être le commissaire Francin. Il oblige le jeune homme à "se mouiller" en participant à une livraison à l’étranger de voitures volées…

Histoire 17 : Jeux dangereux – Téléfilm d’environ une heure – le 9 avril 1967
Réal. Dominique Genée. Sc. Jean-Charles Tacchella, d’après une idée originale de Raymond Caillava.
Avec : Ginette Mathieu (Nora) / Louis Velle Leduc) / …

      Un quincaillier, victime d’un cambriolage nocturne, alerte le commissariat. Abadie dresse l’inventaire des objets volés…

Histoire 18 : La foire aux escrocs – Téléfilm d’environ une heure – le 16 avril 1967
Réal. Pierre Goutas. Sc. Jean-Charles Tacchella, d’après une idée originale de Raymond Caillava.
Avec : Alfred Adam / Gérard Burh (Boivin) / Jean-François Calvé (Druge) / …

      Marco Sanguinelli, un vieux truand, décide avant de mourir de raconter au policier Mareuil un coup qu’il a réussi il y a 3 ans : le vol d’un tableau de Van Gogh pour lequel il n’a jamais trouvé d’acquéreur. Le tableau que Mareuil a trouvé au domicile du truand paraît authentique. Cepandant, le vrai tableau se trouve toujours chez Mme Saïgon, la veuve d’un peintre…

Histoire 19 : Brelan d’As – Téléfilm d’environ une heure – le 23 avril 1967
Réal. Ado Kyrou. Sc. Jean-Charles Tacchella.
Avec : François Bernard (Ferdi) / Jacques Charby (Oscar) / Pierre Collet / Maria Machado (Nelly) / Antoine Marin / Georges Montillier / Raymond Pélissier.

      Un certain Benezet, qui s’occupe d’œuvres philanthropiques et essaie de ramener des alcooliques dans le droit chemin, demande à l’officier de police Abadie de rechercher Olga. Celle-ci a un frère qui pousse son fiancé à boire. Ils ont tous disparu après que Benezet eut prêté une grosse somme d’argent à la jeune femme. Abadie soupçonne les trois personnages…

Histoire 20 : Le mille-pattes – Téléfilm d’environ une heure – le 30 avril 1967

Le commissaire Lambert
(Guy Tréjan)
croqué par Lebon
Réal. Pierre Goutas. Sc. Raymond Caillava. Adapt. et Dial. Jean-Charles Tacchella.
Avec : Yvonne Clech (Mme Deschamps) / Louis Colpeyn / Nicole Desailly / Pierre Destailles (M. Perret) / Viviane Essety / Patrick Jeantet / Marius Laurey / Raymond Loyer (Martial) / Jean-François Maurin / Jean-Jacques Steen / Henri Virlogeux (M. Deschamps).

      M. et Mme Deschamps et leurs enfants sont installés depuis peu de temps dans un immeuble moderne. Ils ont comme voisin M. Perret, célibataire et représentant en publicité. Chaque fois que celui-ci séjourne à Paris, des cris viennent troubler leur tranquillité. M. Deschamps décide de porter plainte pour tapage nocturne. A partir de ce moment-là, la guerre est ouverte entre M. Perret et les Deschamps…


Histoire 21 : L’homme en pyjama – Téléfilm d’environ une heure – le 7 mai 1967
Réal. Pierre Goutas. Sc. Raymond Caillava. Adapt. et Dial. Jean-Charles Tacchella.
Avec : Simon Chatelain / Nicole Chomo / Madeleine Clervanne (Mme Estagel) / Eva Damien / Michel Gatineau (Piana) / Raymond Loyer (Martial) / Serge Sauvion / André Yxx.

      Un homme déambule en pantoufles dans les rues de Paris. Il porte un imperméable sur son pyjama. Soudain, il s’écroule. Il est transporté à l’hôpital et, en l’examinant, on s’aperçoit qu’il a reçu une balle dans la tête. Depuis l’accident, l’homme est devenu amnésique. Pour essayer de l’identifier, on publie sa photo dans les journaux. Au bout de quelques jours, les policiers reçoivent un coup de téléphone qui les met sur une piste…

Histoire 22 : La vendeuse – Téléfilm d’environ une heure – le 14 mai 1967

Abadie (Fernand Berset)
croqué par Lebon
Réal. Pierre Goutas. Sc. Raymond Caillava. Adapt. et Dial. Jean-Charles Tacchella.
Avec : Marius Balbinot / Charles Blavette / Liliane Cebrian / Françoise Christophe / Eva Damien / Fernand Guiot / Philippe Lemaire / Orlane Paquin / Denise Provence / Maurice Vamby.

      Des inconnus font perdre à Nicole sa place de vendeuse. Une jeune femme médecin, Mme Rolland, lui propose un remplacement d’une dizaine de jours. Bien entendu, en raison des appels de nuit, Nicole devra coucher au domicile de Mme Rolland. La jeune fille accepte, car le travail est assez bien payé. Quelques temps après, Nicole regagne son domicile et s’aperçoit qu’en son absence, quelqu’un a habité chez elle. Elle avertit les policiers qui recherchent tout de suite Mme Rolland. Celle-ci est introuvable. De plus, elle n’a jamais été médecin…

Histoire 23 : L’affaire Alaric III – Téléfilm d’environ une heure – le 21 mai 1967
Réal. Daniel Lecomte. Sc. Raymond Caillava. Adapt. et Dial. Noël Calef.
Avec : Paul Bonifas / Robert Dalban / Christine Fersen / Raymond Loyer (Martial) / Jean-Claude Maître (l’ouvrier) / Marcel Pérès.

      Une curieuse affaire passionne le public : un certain Alaric III perce, jour après jour, des coffres forts d’un certain type et renvoie son butin à la police le lendemain du larcin. S’agit-il d’un mauvais plaisant ou d’un homme dangereux ? Une tentative de meurtre fait pencher pour la deuxième hypothèse…

Histoire 24 : L’affaire du vieux tableau – Téléfilm d’environ une heure – le 28 mai 1967
Réal. Roger Iglésis. Sc. Raymond Caillava. Adapt. et Dial. Noël Calef.
Avec : Raymond Baillet (le curé) / Jean Bolo / Gabrielle Doulcet / Madeleine Lebeau / Marianne Lecène (Mme Capdevielle) / Pierre Lioté (M. Capdevielle) / Philippe Mareuil (le peintre) / Jacques Marin / Yves Peneau / Bernadette Stern (la jeune fille).

      Deux gardiens de la paix ont exposé leurs tableaux dans un salon. Chacun d’eux a peint un pont de Paris. Le tableau représentant le Pont d’Iéna est volé. Quelques jours plus tard, on le retrouve à la même place, mais le tableau du Pont des Arts a disparu. Il a été vendu. C’est un agent nommé Capdevielle qui l’a peint sur une vieille toile dont une veuve lui avait fait cadeau. La police tente de remonter la filière…

Histoire 25 : Le témoin – Téléfilm d’environ une heure – le 4 juin 1967

Melle Moreau (Marion Loran)
croquée par Lebon
Réal. Paul Siegrist. Sc. Raymond Caillava. Adapt. et Dial. Noël Calef et Jean-Marie Durand
Avec : Grégory Chmara / Roland Demongeot / Jean Lanier / Charles Moulin (Laurent) / Manuel Mourquis (l’acrobate) / Piéral (Little Gérald).

      Il n’est parfois pas si facile de voler sa propre caisse. Et il arrive que, le voleur essayant de supprimer un témoin gênant, ce soit le cadavre d’un autre que l’on découvre.
      Un vieux clown malade qui, d’un seul coup, se décide à commettre un crime, voilà qui peut paraître illogique. Le directeur du cirque, lui, au moins, aurait une bonne raison, sinon une bonne excuse : le démon de midi. Tout étant supérieurement organisé pour un crime parfait, le grain de sable se glisse dans l’engrenage à la suite d’un incident insignifiant : une simple gaffe, dirait-on…

Histoire 26 : Mélo – Téléfilm d’environ une heure – le 11 juin 1967
Réal. Roger Iglésis. Sc. Raymond Caillava. Adapt. et Dial. Noël Calef.
Avec : Marcel Alba (Perrat) / Charles Blavette / Muse Dalbray / Henri-Jacques Huet / Raymond Loyer  (Martial) / Yves-Marie Maurin / Michel Nastorg (l’agent) / Pascale Roberts ou Marcelle Robert (Arlette) / Sybil Saulnier / Roger Tréville (Frévilly).

      Une jeune fille, Arlette, se présente chez le psychiatre Frévilly afin d’obtenir un rendez-vous. Quelques instants plus tard, elle se rend à la bijouterie de M. Perrat : trois rivières de diamants d’une valeur de quatre-vingt millions vont ainsi changer de mains.
      Arlette a un complice nommé Louis. La police est alertée et recherche les bijoux disparus…

"Allô police" - La série télévisée - 4 -

Les épisodes de la saison 2 et de la saison 3
sur la première chaîne de l'ORTF


      Les saisons (ou "séries") 2 et 3 retrouvèrent le format de diffusion adopté au début de la première saison : la diffusion de chaque histoire sous forme d'un feuilleton quotidien d'un petit quart d'heure en 5 épisodes.
      Nous avons noté dans le message -1- {note 13} la migration de la série de la deuxième vers la première chaîne de l'ORTF, notamment due au passage à la couleur de la deuxième chaîne, alors que la série avait été tournée en noir et blanc.

      Les résumés des différentes histoires sont issues du magazine Télé 7 jours.
      On retrouve dans tous les épisodes - sauf indication contraire -  les comédiens suivants : Guy Tréjan (Le commissaire Lambert) – André Thorent [André Barnier] (Francin) – Fernand Berset (Abadie) – Bernard Rousselet (Mareuil) – Claude Ruben (Leblanc) – Marion Loran (Melle Moreau).
      Quant aux autres comédiens présents dans les différents épisodes, leurs noms sont donnés par ordre alphabétique.



2ème saison – sur la 1ère chaîne de l’ORTF du lundi au vendredi de 19h40 à 19h55

Histoire 27 : Le déjeuner de Suresnes – du 10 au 14 février 1969
Réal. Michel Strugar. Sc. Raymond Caillava. Adapt. et Dial. Jean Cosmos
Avec : Georges Aubert (le patron de la buvette) / André Badin (Kiki) / Bruno Balp (Campuac) / Raoul Curet (l’Agrégé) / Claudine Delveaux (l’infirmière) / Hélène Dieudonné (la gardienne du musée) / Dora Doll (Viviane) / Jean Franval (Jules) / Gilbert Gil (le médecin) / Madeleine Lebeau (Mme Lambert) / Raymond Loyer (Martial) / Florence Musset (la standardiste) / Raymond Pélissier (le directeur de la prison).

Melle Moreau et Abadie
      Le commissaire Lambert vient d’être nommé officier de la Légion d’Honneur. Pour célébrer l’événement, il a invité tous ses collaborateurs à déjeuner dans une ravisante auberge à Suresnes, alors que ses inspecteurs sont sur la piste d’un évadé, Raymond Degréga, dit "Dédé l’Agrégé", qui est insaisissable. A l’initiative du commissaire divisionnaire Martial, Francin va enquêter sur les lieux de l’évasion de l’Agrégé. A son retour, Lambert met le doigt sur un détail troublant des activités de l’ex-prisonnier, qui a usé de son autorité de bibliothécaire de l’établissement pénitentiaire pour acheter et lire toute l’œuvre d’un certain Ludovic Manessy du Ploet…

Histoire 28 : Les Squirrel’s – du 17 au 21 février 1969
Réal. Pierre Goutas. Sc. Raymond Caillava. Adapt. et Dial. Jean Ferry.
Avec : Jean-Paul Coquelin (Germand) / Michel Dehane (M. Berquin) / France Delahalle (Hélène) / Jean-Jacques Douvaine (l’agent) / Denis Julien (Julien) / Lisette Lebon (Nina) / Henri de Livry (le musicien) / Raymond Loyer (Martial) / Marcel Lupovici (Fredo) / Yves Massard (Raymond) / Jacqueline Pierreux (Cynthia) / Jean-Michel Rouzière (le professeur Malot).

A noter l’absence du commissaire Lambert dans cette histoire.

      Le commissaire adjoint Francin, qui remplace Lambert, en vacances, trouve le temps long, mais d’étranges événements se préparent, notamment une histoire de maître-chanteur. Mais la victime, Raymond Rémy, s’est trompée : le véritable maître-chanteur est un magicien de music-hall miteux, Fredo, qui prétend lui vendre très cher un important secret. Raymond tente de lui arracher par la force. Une bagarre bruyante s’engage ; la police survient…

Histoire 29 : Au diable la malice – du 24 au 28 février 1969
Réal. Ado Kyrou. Sc. et Dial. André Barnier (= André Thorent) Adapt. et Dial. Jean Ferry.
Avec : Raoul Billerey (Bedu) / Henriette Conte (Sophie Desnoyer) / Daniel Dancourt (Maurier) / Paul Demange (Gournot) / Roger Desmares (l’armurier) / Zo Devil (Juliette) / Hélène Duc (Mme Martens) / André Falcon (Roger Parent) / Marc Fayolle (le médecin) / Henri Gilabert (Gervais) / Michelle Loubet (l’infirmière) / Jean Maley (le journaliste) / Jacques Mauclair (Foucot) / Claire Maurier (Françoise Vernon) / Dominique Minot (Jeanne) / Christian Nohel l’inspecteur Rondon) / François Robert (Cerjat) / Georges Spanelly (Cantrel) / Jacques Verlier (Gérard Grandel).

A noter l’absence du commissaire Lambert et de l’inspecteur Mareuil dans cette histoire.

      Le commissaire adjoint Francin, accompagnée d’une amie, assiste à une représentation théâtrale, interrompue presque dès le début par un incompréhensible accident survenu en scène à l’acteur Grandel. Les interrogatoires des acteurs se poursuivent au commissariat. Un certain Bedu, interrogé par Francin, affirme n’avoir aucune raison d’en vouloir à Grandel, un véritable ami. Pour découvrir le responsable de l’accident, Francin va au théâtre pendant une répétition. Il y fait la connaissance de la directrice, une femme bien peu agréable…

Histoire 30 : Deux journées délicieuses – du 3 au 7 mars 1969
Réal. Michel Strugar. Sc. Maurice Guillot. Adapt. et Dial. Georges Bardawill. 
Avec : Michel Charrel (Stanislas) / Michel Creton (Sammy) / André Daguenet (le partenaire) / André Faure (Yvan) / Marcelle Haïna (Mme Gretos) / Bob Morel (Marco) / Gilbert Morin (Boex-Junot) / Michel Salina (François) / Bernard Spiegel (Gabriel).

A noter l’absence du commissaire Lambert et des inspecteurs Abadie et Mareuil dans cette histoire.

      Mme Gretos, vieille et charmante milliardaire, est suivie par une mystérieuse voiture. Un soir, à la sortie du club de bridge, elle monte dans sa voiture, sans se rendre compte que le chauffeur n’est pas le sien… Où est passée la voiture ? les complices de Sammy, ne se doutant pas de la vérité, sont persuadés qu’ils ont été trahis. Marco, le chef de bande, prévient le "commanditaire" de l’échec du rapt…

Histoire 31 : L’enquête invisible – du 10 au 14 mars 1969
Réal. Ado Kyrou. Sc. Bertrand Viard. Adapt. et Dial. Jean Ferry.
Avec : Pierre Arditi (Alfredo) / Jacques Blot (le faux agent) / Jean-Claude Bouillot / Guy Bréjac (le producteur) / Béatrice Constantini (la visiteuse) / Jean-Jacques Douvaine (Lemoine) / Anny Duperey 
Olga (Anny Duperey) dans
"l'enquête invisible"
(Olga) / Guy Fox (Jacques) / Sylva Grégory (la 1ère secrétaire) / Nicole Karen (la 2ème secrétaire) / Catherine Lafont (la fleuriste) / Raymond Loyer (Martial) / Albert Michel (le patron du café) / Dominique Page (la jeune femme) / Jean Rupert (le facteur) / Jean Topart (Stirner) / Bertrand Viard (le réalisateur).

A noter l’absence du commissaire Lambert et des inspecteurs Mareuil et Leblanc dans cette histoire.

      L’inspecteur Abadie est mêlé à une altercation entre une jeune femme élagante et un agent, tandis qu’au même endroit et au même moment, un homme est enlevé… La mystérieuse jeune femme, protégée par un certain Stirner, s’appelle Olga. Elle reçoit le visite de Jacques, le garde du corps de Stirner. Elle lui reproche d’avoir laissé enlever son patron par le gangster Alfredo…


3ème saison – sur la 1ère chaîne de l’ORTF - du lundi au vendredi de 19h25 à 19h40

Histoire 32 : Grand-mère prise au piège – du 22 au 26 juin 1970
Réal. Michel Strugar. Sc. Raymond Caillava. Adapt. et Dial. Yves Gibeau.

La décoratrice (Karyn Balm) avec
Mareuil et le commissaire Lambert

Avec : Maurice Auzel (le portier du Club) / Karyn Balm (la décoratrice) / Daniel Brémont (le médecin) / Serge Coursan (le gardien du parking) / Carmen Debarre (la femme d’Anatole) / Georges Gracias (Cadoudal) / Anne Maresco (Geneviève) / Jean Michaud (Jalabert) / Dorian Paquin (Jean-François) / Jeanne Perez (Mme Perez) / William Sabatier (Montel) / Jean-Paul Tribout (Antoine).

      Une nuit se produit un accident de circulation dont ni la presse ni la radio n’ont parlé. Un seul témoin : un dessinateur nommé Jalabert. Un homme a été grièvement blessé, comme l’a constaté le médecin présent sur les lieux. Jalabert trace un portrait-robot du responsable. Un coup de téléphone permet à Abadie de se mettre en quête d’une jeune fille et de son "chevalier servant", probablement l’auteur de l’accident. Un second portrait-robot permet d’identifier le mystérieux médecin. Il s’agit d’un personnage peu recommandable, rayé de l’ordre depuis des années…

Histoire 33 : L’affaire est dans le lac – du 29 juin au 3 juillet 1970
Réal. Ado Kyrou. Sc. Raymond Caillava. Adapt. Jean Norcel Dial. Yves Gibeau.
Avec : Simone Bach (la patronne de la boutique de mode) / Florence Blot (Mme Chauveau) / Lyne Chardonnet (Françoise) / Aristide Demonico (l’ouvrier) / Jean-jacques Douvaine (l’agent) / Jean-François Jacotin (Jean) / Roger Lumont (Bêlier) / François Maistre (Colombani) / Max Montavon (le photographe) / Pierre Pernet (le garçon de restaurant) / Jacques Provins (le garçon de café) / Rogers (le monsieur)/ Pierre Tabard (Apollon) / Martin Trévières (le patron menuisier).

      Un apprenti menuisier, Jean Cortal, et sa fiancée Françoise, ont entendu dans une villa du lac d’Enghein trois hommes préparant l’enlèvement d’une princesse. Le commissaire Lambert et ses adjoints, d’abord sceptiques, apprennent soudain le rapt, dans un musée, de la princesse Matsepout… une statuette en or d’une valeur inestimable. Cortal, grand amateur d’art, part à la recherche de la statuette en or, mais il tombe entre les mains d’un des bandits surnommé Bêlier. Bêlier se demande s’il ne va pas faire disparaître ce témoin gênant…

Histoire 34 : La pantoufle de jade – du 6 au 10 juillet 1970
Réal. Daniel Lecomte. Sc. Raymond Caillava. Adapt. et Dial. Jean Cosmos.
Avec : Anick Alane (la voisine) / Jacques Dhéry (Louviers) / Daniel Emilfork (Kempf) / Pascal Fardoulis (le photographe) / Dany Jacquet (Coco) / Henri Labussière (le cordonnier) / Raymond Loyer (Martial) / Luong Ham Chan (Wong Ping) / Laurence Mercier (la mère) / Marco Perrin (Potron-Minet) / Roger Trapp (le chauffeur de taxi) / Tiny Yong (Cécile).

      Dans l’appartement désert de Jacques Louviers-Domme, Potron-Minet se livre, selon sa bonne habitude, à un cambriolage, lorsqu’il découvre un bébé abandonné, pleurant dans son berceau. Un cordonnier témoigne que le bébé découvert était dans un véhicule accidenté volé la veille au soir. La police est mise sur la piste d’une jeune femme avec une pantoufle incrustée de pierreries. Abadie te Leblanc se rendent chez Wong Ping, un pédicure chinois qu’ils soupçonnent de protéger la mystérieuse jeune femme…

Histoire 35 : La petite planète – du 13 au 17juillet 1970
Réal. Pierre Goutas. Sc. Raymond Caillava. Adapt. et Dial. Jean Cosmos.
Avec : Anick Alane (la voisine) / Jacques Dhéry (Louviers) / Daniel Emilfork (Kempf) / Pascal Fardoulis (le photographe) / Dany Jacquet (Coco) / Henri Labussière (le cordonnier) / Raymond Loyer (Martial) / Luong Ham Chan (Wong Ping) / Laurence Mercier (la mère) / Marco Perrin (Potron-Minet) / Roger Trapp (le chauffeur de taxi) / Tiny Yong (Cécile).

      Robert Mazirat, inventeur, vit en compagnie de ses deux tantes. Quand l’une disparaît, la mort est attribuée à un suicide, selon le témoignage d’un clochard pittoresque, Janvier, qui a partagé les dernières heures de la victime. L’affaire paraît classée. Mais Robert semble être l’auteur d’un attentat contre un locataire et sculpteur avant-gardiste – Gabriel Tadersky, et de plus, il prévient le commissaire Lambert de sa décision de disparaître à son tour…

Histoire 36 : Retour à l’envoyeur – du 20 au 24 juillet 1970
Réal. Daniel Lecomte. Sc. Raymond Caillava. Adapt. et Dial. Yves Gibeau.

Mme Lambert (Madeleine Lebeau)
dans "Retour à l'envoyeur"
 Avec : Marie-Christine Barrault (la sœur) / Michel Beaune (le masseur) / Bernard Charlan (le régisseur) / Gabrielle Doulcet (la voisine) / Bernard Frémaux (l’expert) / Claude Jade (Liliane) / Henri Lambert (Mourlaque) / Bernard Lavalette (le juge) / Madeleine Lebeau (Mme Lambert) / René Lefèvre / Jean Marconi (le directreur de la banque) / Juliette Mills (Juliette) / Pierre-Jacques Moncorbier (Paladuc) / André Philip (l’antiquaire) / Marcelle Ranson (Mme Fressoles) / Janine Souchon (Mme Mourlaque).

      Le commissaire Lambert découvre dans un secrétaire un revolver et des coupures de journaux concernant un crime vieux de trois ans : l’assassinat de l’usurier Paladuc. Lambert pense à la culpabilité d’un chauffeur de taxi – Mourlaque. Il rend visite à la femme de Fressoles, un homme mort accidentellement il y a deux ans. Perrault, son masseur habituel, prétend être persuadé de l’innocence du chauffeur de taxi. Le jour même du crime, le masseur avait rendu visite à l’usurier… Apparaît alors un régisseur de théâtre, acquéreur du fameux secrétaire…

TontonPierre